Réaction d’un intervenant CathoVoice après l’assassinat du Père Jacques Hamel mardi 26 juillet.

Qu’ont ressenti les catholiques à l’annonce de l’assassinat du prêtre ?

Je pense que tous les catholiques ont ressenti une très grande tristesse. S’attaquer à un prêtre de plus de 80 ans qui célèbre la messe dans une église de village, c’est très fort. C’est une attaque directe contre un membre de l’Église, assassiné parce qu’il fait partie de l’Église catholique. D’une certaine façon, c’est un peu tous les baptisés qui sont attaqués. J’irais même au-delà : ce sont tous les Français qui sont attaqués, parce que chacun de nous a dans sa mémoire une église à laquelle se rattachent des souvenirs.

 

Tué parce que catholique. Vous en faites un martyre ?

Martyre signifie témoin : le prêtre a été tué parce qu’il témoignait de son amour pour le Christ, effectivement.

Ce prêtre a été tué pendant qu’il célébrait la messe. Pour les catholiques, la messe est le moment le plus important de la journée : c’est Dieu en personne qui descend parmi les hommes. Il vient apporter la paix, la libération, la communion des hommes et des femmes entre eux. Tuer un prêtre pendant qu’il célèbre la messe, c’est tuer la paix, c’est s’attaquer à l’humanité.

 

Pensez-vous que de tels faits, s’ils étaient appelés à se reproduire, pourraient conduire à une guerre de religions ?

Vous remarquerez que l’imam de St Etienne du Rouvray s’est rendu sur les lieux et a témoigné d’une véritable tristesse pour un ami perdu. On est loin de la guerre !

Pour qu’il y ait guerre, il faut qu’il y ait enchaînement d’agressions et de ripostes. Mais le catholicisme est la religion du dialogue et de la raison. Il appelle à cela, nous prierons pour ça.

 

Vous pensez que la prière résout tout ?

Nous allons prier Dieu pour qu’il accueille ce prêtre ; pour qu’il rende la paix et la sérénité aux personnes qui ont été témoins des faits ; pour qu’il donne la paix aux Français qui se sont sentis agressés, afin qu’ils ne se laissent pas envahir par la colère. Et nous prierons aussi pour les assassins, comme le fit Jésus Christ pour ses bourreaux : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ».

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