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Réaction – par Camille Barboteau, coordinatrice CathoVoice

Ce matin, un prêtre a été assassiné alors qu’il disait la messe dans une petite ville non loin de Rouen, à 120km de Paris. Le meurtre a été revendiqué par Daesh.

La barbarie des assassins laisse sans voix.

Cet homme de 86 ans, qui a consacré sa vie aux services des autres et de Dieu a été tué parce qu’il était prêtre catholique. Les deux meurtriers ont interrompu la messe du matin et ont tué le prêtre en usant d’une terrible violence tant dans les faits que par le symbole. Le Père Jacques Hamel est un martyr, parce qu’il a témoigné de l’amour du Christ et qu’il est mort pour cette raison. Le décalage est particulièrement frappant, entre la haine, la force, la barbarie des tueurs et l’amour, la faiblesse et le don de soi du prêtre, ainsi que le rappelait Monseigneur André Vingt-Trois.

Nous sommes profondément bouleversés, il ne peut pas en être autrement. Cependant nous nous rappelons le message de l’Eglise face à de telles atrocités. Il est tout particulièrement fort que la mort du Père Jacques Hamel ait eu lieu pendant qu’à Cracovie se lançaient les JMJ dont le cœur est suivant le souhait du Pape François, la miséricorde.  La miséricorde ce n’est pas un mot poussiéreux. C’est même particulièrement d’actualité puisque c’est accueillir l’autre tel qu’il est, avec un regard d’amour, plus fort que la colère.

En aucun cas cela ne nous rend aveugle. Bien sûr que nous sommes en guerre.  Nous savons que Daesh s’attaque aux chrétiens. Depuis des années les chrétiens d’Orient sont chassés de leur terre et tués parce qu’ils sont de « la religion de la croix ». Il n’y avait aucun doute que chez nous aussi des catholiques et des prêtres pouvaient être les cibles de la violence des soldats de Daesh. Nous répondons simplement à cela que parce que nous sommes catholiques, notre réponse face à ces actes sanguinaires est d’abord la miséricorde.

Il est exclu de céder à la panique. Ni la colère ni la peur n’auront raison de notre foi. Nos églises resteront ouvertes, nous continuerons à nous réunir entre leurs murs, à dire la messe. Cette barbarie fanatique nous montre l’urgence de continuer à annoncer l’Evangile.